Etymologiquement, « thérapeute » signifie en grec ancien « serviteur, celui qui prend soin d’autrui ». Ainsi c’est la fonction du thérapeute que de prendre soin de l’autre, et celui qui « fait une thérapie » prend soin de lui-même. La décision d’entamer un travail thérapeutique est donc un premier pas – important – au service de soi-même.
De « somato » le corps, la somatothérapie est une thérapie qui intègre différentes pratiques psychocorporelles comme la relaxation, le mouvement, la respiration… en plus de la parole. Ici le corps et l’esprit sont pris en compte ensemble car ils sont profondément liés.
Chaque être humain grandit et se construit influencé par son éducation, ses expériences, ses croyances, ses peurs, etc. Chacun est unique, singulier, un patchwork d’histoires, d’émotions, de sensations, de pensées… toute une variété de couleurs qui se mélangent et que l’on ne distingue parfois plus vraiment. Nous nous accrochons à certaines d’entre elles et nous en ignorons d’autres, par habitude, par confort, par peur…
Or toutes ces couleurs s’inscrivent dans notre corps, à notre insu, et certaines peuvent créer des crispations, des blocages, des tensions physiques. Car toute expérience est vécue mentalement et physiquement. Il serait donc incomplet de ne travailler qu’autour de la psyché sans prendre en compte le corps.
La thérapie psychocorporelle ou somatothérapie vise ainsi à repérer le lien entre nos schémas de pensées, nos croyances, nos comportements répétitifs, et leur impact sur notre vécu corporel, en affinant l’écoute de nos ressentis physiques. Tout cela pour faciliter à la fois une libération des tensions et l’assimilation de nouvelles prises de conscience, dans une démarche intégrative. En ayant une meilleure conscience de toutes ces couleurs qui nous composent, nous pouvons laisser se déployer tout notre Être, dans toute sa globalité et son authenticité.
Pour vous accompagner dans cette exploration, j’utilise diverses pratiques telles que le génosociogramme (arbre généalogique « revisité » en psychogénéalogie), le dialogue intérieur, la respiration consciente ou encore l’enfant intérieur.
A cela s’ajoute l’approche transpersonnelle, qui recouvre plusieurs éléments dont un fondamental qui me parle tout particulièrement : la prise en compte de la dimension spirituelle de l’être humain, la croyance qu’il y a plus grand que nous et que tout a un sens, tout est relié – l’Homme, la Nature, l’Univers. Une importance toute particulière est également donnée au vécu de la vie intra-utérine et de la naissance qui vont influencer la vie de chaque individu.
La thérapie transpersonnelle accompagne donc la personne sur le chemin de la pleine réalisation d’elle-même, au-delà de son histoire personnelle, au-delà de son ego, en élargissant le champ de sa conscience.
Comme l’a si justement exprimé Brigitte Chavas, thérapeute transpersonnelle et formatrice : « Il y a un paradoxe à parler de changement en psychothérapie. En fait, nous ne changeons pas réellement mais devenons de plus en plus nous-mêmes. Nous nous rapprochons de notre être intime […] Ce qui change c’est la relation que nous entretenons avec nous-mêmes, et de là avec les autres et le monde. »